Que mettre sous gazon synthétique ? Comparatif géotextile, sable et mousse
Résumé : Vous cherchez à savoir quoi mettre sous votre gazon synthétique pour garantir sa durabilité ? Entre géotextile, sable compacté et sous-couche amortissante, tout dépend du support. Suivez nos conseils professionnels pour un rendu stable, drainant et esthétique. Ce guide vous donne les clés d’un aménagement réussi sur tous types de sols.
Poser un gazon synthétique implique une préparation sérieuse. Bien plus qu’un simple revêtement, une pelouse artificielle exige un support adapté pour tenir dans le temps, résister aux conditions climatiques et conserver son aspect soigné. Une base bien préparée garantit une meilleure tenue, un meilleur confort et évite bon nombre de désagréments (flaques, bosses, glissement, etc.). Que vous soyez un professionnel ou un particulier exigeant, comprendre ce que l’on met sous un gazon est la première étape vers une pose réussie.
1. Le géotextile : filtre anti-repousse et stabilisation
Indispensable sur terrain meuble, le géotextile empêche la repousse des mauvaises herbes et stabilise la structure. Il joue un double rôle : filtrant et anti-contaminant. Disponible en grammages variés (de 90g à 150g), il s’adapte à la perméabilité du sol. Pour un terrain argileux ou humide, un grammage élevé (120–150g) est recommandé. Ce feutre technique s’installe avant le sable, avec un recouvrement de 10–15 cm entre lés et une fixation par agrafes métalliques ou crochets spécifiques.
Un bon géotextile prolonge la durée de vie du gazon en évitant les déformations et en facilitant l’écoulement de l’eau. C’est aussi un gain de temps d’entretien sur le long terme. Il convient aussi bien aux jardins qu’aux allées piétonnes ou pourtour de piscine.
2. Sous-couche amortissante : pour le confort et la sécurité
La mousse sous-couche amortissante s’utilise surtout sur dalle béton, carrelage, ou terrasse bois. Elle adoucit la marche, réduit les bruits d’impact et protège les fibres contre l’abrasion du sol dur. Elle est aussi utile dans les crèches, zones de jeux ou balcons urbains. Certains modèles sont rainurés pour optimiser l’évacuation de l’eau.
Cette mousse se décline en rouleaux de 8 mm à 10 mm d’épaisseur, facile à découper et à poser. Elle se colle à la néoprène ou se fixe librement selon les projets. Bien qu’optionnelle, elle renforce fortement la sensation haut de gamme d’un gazon synthétique pour les zones sensibles ou premium.
3. Le sable compacté : base stable et drainante
Sur un sol naturel, le sable compacté est essentiel. Choisissez un sable lavé 0/6 ou 0/4, jamais du sable fin de maçonnerie. Il se répand en couche de 3 à 5 cm puis se compacte à la plaque vibrante. Un nivellement au râteau est obligatoire pour garantir la planéité. Un compactage soigné empêche les mouvements, tassements et la formation de poches d’air sous la pelouse.
Dans les cas de sols très argileux ou irréguliers, une couche de gravier 0/20 peut être ajoutée en fondation, sous le sable. L’ensemble forme un triplé efficace : sol tassé + géotextile + sable = surface plane, drainante et durable.
4. Que mettre sous un gazon synthétique sur dalle ou carrelage ?
Le béton ne nécessite pas de stabilisation, mais il faut gérer l’évacuation d’eau. Une pente de 1 à 2 % ou un drain est indispensable. Sur sol nu et propre, on peut appliquer :
- Une colle polyuréthane type MS polymère
- Un ruban double face extérieur sur le périmètre
- Une sous-couche mousse si confort souhaité
Si le béton est poreux ou fissuré, prévoyez une couche de résine étanche. Ne négligez pas le sens de pose ni le positionnement des raccords, car les surfaces planes font ressortir toute erreur.
5. Cas types résumés : sol meuble, béton, bois
Sol meuble (terre, pelouse) : géotextile + sable compacté + clous galvanisés ou agrafes longues.
Dalle béton : nettoyage + contrôle pente + collage ou ruban + option sous-couche.
Balcon bois : pose libre ou adhésive + éventuelle mousse + ajustement aux lames.
Toit-terrasse : identique au balcon, avec vérification du poids admissible.
6. Conseils professionnels pour une pose parfaite
- Anticipez les joints : toujours chevaucher, coller, et presser fortement
- Répartissez les lés selon le sens des fibres pour une uniformité visuelle
- Préférez les bandes de jonction pré-encollées pour plus de simplicité
- Laissez le gazon s’acclimater au soleil avant découpe
- Utilisez un cutter professionnel pour des coupes nettes et précises
7. Vidéo : Comment préparer le sol avant gazon synthétique
8. Liens utiles
- Quel géotextile choisir ?
- Tutoriel pose complet
- Mousse amortissante
- Erreurs à éviter
- Pose sur ancienne pelouse
FAQ – Questions fréquentes
Un sable 0/6 lavé ou 0/4 est idéal. Jamais de sable de maçonnerie fin, trop meuble. Non. Il est inutile sauf en cas de condensation ou pour une correction thermique légère. Oui, avec adhésif double face ou colle néoprène légère, sans clous ni vis. 3 à 5 cm selon le sol, toujours compacté à la plaque vibrante. Oui, sur terre, pelouse ou tout sol végétal. Il empêche la repousse et stabilise le fond.Quel sable utiliser sous un gazon synthétique ?
Faut-il un géotextile sur du béton ?
Peut-on poser du gazon synthétique sur un balcon ?
Quelle épaisseur de sable prévoir ?
Le géotextile est-il obligatoire ?
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Aller plus loin : les détails qui font la différence
Quelle sous-couche choisir selon la météo et la région ?
La région dans laquelle vous installez votre gazon synthétique influence directement le choix des matériaux à poser dessous. En zone humide (Normandie, Bretagne, Savoie…), un géotextile à fort grammage (minimum 120g/m²) est indispensable pour éviter que l’humidité ne remonte sous le tapis. Dans le Sud ou en région sèche, un grammage standard (90–100g/m²) suffit. Le sable 0/6, quant à lui, offre un excellent drainage et reste compact sans durcir, ce qui est idéal pour les fortes chaleurs estivales. Enfin, sur sol argileux ou instable, on peut aussi envisager une couche stabilisante plus profonde à base de gravier compacté avant le sable, pour garantir une base durable et résistante au gel.
Pose de gazon synthétique sur terrain en pente légère
Une pente inférieure à 5 % ne pose aucun souci pour la pose de gazon artificiel, à condition de bien travailler le sens des lés et d'utiliser une bande de jonction professionnelle bien pressée. En revanche, au-delà de 6–8 %, il devient impératif de sécuriser la fixation : clous galvanisés longs, crochets, ou même collage sur zones exposées. Il est aussi conseillé de poser les lés dans le sens de la pente, afin de ne pas forcer le drainage en contre-sens et d’éviter les plis en cas de ruissellement fort. Une mousse sous-couche peut aider à compenser les micros irrégularités sur des pentes carrelées ou bétonnées.
Finitions invisibles : comment éviter les faux raccords
Le secret d’un rendu professionnel réside dans les détails. Pour que vos raccords soient invisibles, il faut toujours :
- Aligner les brins dans le même sens de fibre
- Rogner les bords sur 2 à 3 lignes de couture avant la bande
- Presser fortement la bande de jonction préencollée
- Éviter de poser en plein soleil pour ne pas créer de tension thermique
Ces gestes, souvent oubliés, permettent d’éviter l’effet “rayure” ou ligne visible en pleine lumière. Une finition bien réalisée donne au gazon synthétique un aspect beaucoup plus naturel, même à contre-jour.